Les soirées femmes du Centre LGBT Paris Ile-de-France

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lundi 15 septembre 2014

Lectures de vacances, les pieds dans l'eau

Vendredi 5 septembre a eu lieu la rentrée du VDF littéraire!

Et quoi de mieux pour prolonger les langueurs de l'été que de revenir sur nos lectures estivales… et aborder le programme à venir.

Pour profiter de l'été indien, il est toujours temps de prendre connaissance des ouvrages que vous proposent les participantes du VDF pour méditer ou pour buller:

Svastika, de Junichirô Tanizaki

À l'image du svastika - une croix qui tourne - les quatre protagonistes de cette histoire tirent tour à tour les ficelles d'une véritable machination amoureuse et diabolique. Sonoko est follement éprise de Mitsuko, jeune bourgeoise ravissante, et entraîne dans cette passion son mari, Mister Husband, et Watanuki, pâle prétendant de Mitsuko. Sonoko rapporte ici tous les détails du complot à un grand écrivain, dans un immense monologue qui constitue le roman lui-même.Svastika, d'une extraordinaire perfection formelle, a paru pour la première fois au Japon en 1928.

Tristesse et Beauté, de Yasunari Kawabata

Dans Tristesse et beauté, la mort esquisse ses premiers pas pendant que sonnent les cloches de fin d’année dans les monastères de Kyôto. Oki, le romancier vieillissant, cherche à revoir un ancien amour. Elle avait seize ans, lui plus de trente. Au lendemain de la rupture, elle avait trouvé refuge chez les fous, lui dans l’écriture d’un roman qui devait lui apporter argent et gloire. En sortant de chez les fous, elle choisit de ne plus se donner qu’à l’art et devint peintre renommé. Un quart de siècle plus tard, il tente de renouer avec le passé. Mais le destin a placé aux côtés de la femme peintre une élève de dix-sept ans, diaboliquement belle et diaboliquement dévouée à son professeur, Linda Lê.

Les amants du spoutnik, de Haruki Murakami

K. est instituteur. Dès leur première rencontre, il va aimer, désirer Sumire. Sans espoir de retour. Pour elle ne compte que la littérature. Mais, un jour, une tornade amoureuse emporte la jeune fille quand son chemin croise celui de Miu. Cette femme plus âgée qu'elle, mariée, d'une beauté sophistiquée, va l'engager comme secrétaire particulière. Séduite jusqu'à l'obsession, Sumire accepte de l'accompagner en Europe. Une lettre parvient à K., l'amoureux solitaire, puis, une nuit, un coup de fil le réveille : c'est Miu qui lui demande de la rejoindre en Grèce le plus vite possible. Sumire a disparu...

Palais de Glace, de Tarjei Vesaas

Le don de Tarjei Vesaas, peut-être le plus grand écrivain norvégien de ce siècle (1897-1970), aura été de savoir abolir la dérisoire ligne de démarcation entre vie et mort, solitude et présence. Il n'y a pas d'explication toute prête à proposer de ce chef-d'œuvre qu'est Palais de glace, tant la symbolique en est riche et les harmoniques multiples. Peut-être ne s'agit-il que d'une variation intensément poétique sur le grand secret du thème sacré : l'amour plus fort que la mort. Les deux petites filles qui s'aiment à en mourir, qui aiment l'amour plus qu'elles-mêmes réalisent leur rêve fou, l'une dans la fantastique splendeur de la cascade figée par le gel en un sublime château de glace, l'autre dans un immatériel palais du souvenir.

Mémoire d’août, de Corinne Mathieu

Par des allers-retours entre le présent et le passé, Mémoire d’août parvient à reconstruire l’idiosyncrasie d’une jeune femme en rupture avec le sentiment amoureux. La rencontre fortuite d’une femme elle aussi en rupture, lui donnera le courage d’affronter ses douloureux souvenirs d’enfance, notamment l’histoire tragique de ses parents, et de mettre en doute le rejet de toute relation profonde à autrui que lui dicte sa mémoire, d’où sans doute le jeu de mots qu’on peut lire dans le titre. Tout cela dans une ambiance de canicule, où il n’y a pas que les petits vieux qui soient en butte à la solitude. Un roman fort sur les masques et grimaces de l’amour, pour les adultes mais aussi pour les adolescents, pour faire le lien entre monde adulte et enfance.

L’almanach des Dames, de Djuna Barnes

Imprimé en 1928, chez Darantière, à Dijon, Ladies Almanack s’inspire du genre des almanachs du XVIe siècle pour relater la vie et les miracles de Dame Evangéline Musset, sainte d’un calendrier éminemment profane, évoluant au milieu de prêtresses lascives. Jeune en janvier, moribonde en décembre, la spirituelle Dame Musset est la prédicatrice d’une étonnante philosophie de l’amour… Les personnages de ce très inconvenant récit ont eu des modèles célèbres : Natalie Clifford Barney, Romaine Brooks, Radclyffe Hall, Janet Flanner, etc… L’ouvrage exerce aujourd’hui une grande fascination sur toutes celles qui, sous le couvert de la satire, le tiennent pour un manifeste saphique.

Déportée à Ravensbruck : Prisonnière de Staline et d'Hitler de Margarete Buber-Neumann

En 1926, à 25 ans, Margarete Buber-Neumann entre au parti communiste allemand. Après avoir fui le nazisme avec son compagnon Heinz Neumann, l'un des leaders du Parti, le couple se retrouve à Moscou. Mais, en 1937, Heinz est arrêté et Margarete, jugée à son tour "déviationniste", est condamnée à cinq ans de travail forcé dans un "camp d'amélioration" en Sibérie. Un "geste d'amitié" de Staline à Hitler, en 1940, lui vaut d'être livrée à la Gestapo, et internée au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück. Après la guerre, le témoignage de Margarete Buber-Neumann au procès Kravchenko devait faire sensation. C'était la première fois qu'un témoin digne de foi venait attester l'existence des camps de déportés politiques en Sibérie.

Très chère Maman de Christina Crawford

L'histoire porte sur les rapports entre la légende du cinéma Joan Crawford et sa fille adoptive, Christina. L'image de Joan Crawford fut fortement ternie suite à ce film, qui mit l'accent sur sa personnalité de mère cruelle plus que celle d'une star de cinéma hollywoodienne. Partagée entre sa vie publique et sa vie privée, Joan Crawford était une actrice géniale et une mère tourmentée. La femme publique était forte, sensuelle, et admirable, mais le film Maman très chère révèle l'autre visage de la star : celui d'une femme seule, vivant mal le fait de ne pas être mère, ayant adopté une enfant et tentant de survivre dans le milieu dévastateur du cinéma. (Wikipédia – Fiche du film tiré du livre).

... et sur un ton plus léger, le livre lesbien le plus hilarant que recommande chaudement Sylvie :

L’inavouable secret de Karina, de Lola Van Guardia

Vendredi deux heures et demie du matin. Une ambulance transporte Adelaida Duarte, la grande diva des lettres lesbiennes, vers l'hôpital. Pour savoir ce qui a pu conduire son héroïne dans une situation aussi grave, l'auteure remonte le cours des événements et nous présente leurs protagonistes. Voici Tea de Santos, la célèbre journaliste à la plume trempée dans l'acide, Remei, la petite villageoise aux rêves hollywoodiens, Nati, la jeune cyber-hippie aussi tendre qu'obsédée sexuelle... Et bien entendu Karina, gardant un secret si lourd qu'il lui fait pleurer toutes les larmes de son corps, chaque jeudi au téléphone. Les amours, les luttes et les trahisons se succéderont en un tourbillon multicolore, emportant personnages et lecteurs dans un même éclat de rire. Avec ces portraits hauts en couleurs, Lola Van Guardia se place résolument du côté de l'humour, avec une intelligence et une vivacité qui ont assuré à L'Inavouable secret de Karina son succès en Espagne.

Le VDF littéraire, c'est tous les premiers lundis du mois, à l'espace Geneviève Pastre, à partir de 20h. Pour échanger sur les livres, proposer des rencontres et des lectures, vous pouvez aussi utiliser la fonction "commentaires" de ce blog.

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